Entre stratégie marketing et santé publique, il est urgent de démêler le vrai du faux.
La composition des protections périodiques soulève de nombreuses questions, et pour cause : plusieurs études ont révélé la présence de substances chimiques controversées dans les tampons et serviettes. Alors que la demande pour des produits plus sains et plus respectueux de l’environnement explose, certaines marques ont trouvé un raccourci bien pratique : se repeindre en vert… sans rien changer (ou presque) à leurs pratiques. C’est ce qu’on appelle le greenwashing.
Table des matières
- 1 Le greenwashing : qu’est-ce que c’est ?
- 2 Quelques exemples de greenwashing dans l’industrie des protections périodiques
- 3 Pourquoi c’est un problème ?
- 4 Comment déjouer le greenwashing ? Les bonnes questions à se poser
- 5 Ce que devrait être une vraie serviette écologique
- 6 C’est l’heure du quiz !
- 7 Pour aller plus loin sur le sujet du greenwashing dans l’industrie les protections périodiques :
Le greenwashing : qu’est-ce que c’est ?
Le greenwashing (ou écoblanchiment) est une technique marketing qui consiste à utiliser un vernis écologique trompeur pour redorer l’image d’un produit. Les entreprises insistent sur des arguments « verts » – coton bio, absence de parfum, emballage recyclable… – tout en continuant d’utiliser des composants nocifs ou polluants.
Le problème, c’est que ces messages flatteurs détournent l’attention des consommatrices des véritables enjeux sanitaires et environnementaux. Et quand il s’agit de protections périodiques, la transparence devrait être une priorité absolue.
Les grandes stratégies de greenwashing à connaître (et à éviter)
Les matières et ingrédients « naturels »
Le mot « naturel » a un fort pouvoir attractif. Pourtant, il est souvent utilisé sans encadrement ni définition précise. Prenons la cellulose par exemple : bien qu’elle soit d’origine végétale, son traitement peut impliquer un blanchiment au chlore, générateur de substances toxiques comme les dioxines.
Autre exemple : le PLA (acide polylactique), un plastique « biosourcé » à base de maïs. S’il est d’origine végétale, il n’est ni compostable à domicile ni biodégradable dans la nature, à moins de conditions industrielles spécifiques. Autrement dit, « biosourcé » ne signifie pas forcément « écologique ».
Les produits labellisés par la marque elle-même
Certaines marques créent leur propre label pour suggérer un haut niveau d’exigence… qu’elles définissent elles-mêmes. Cela leur permet d’éviter les contraintes imposées par des certifications reconnues et indépendantes. C’est un procédé courant de greenwashing : le label maison donne l’illusion d’un produit sûr et vert, sans garantir une réelle innocuité ni un faible impact environnemental.
Ce qu’il faut faire : privilégiez les protections certifiées par des organismes tiers, comme GOTS ou FSC®, qui imposent des critères stricts et vérifiables.
La couleur verte présente sur l’emballage
Simple, mais efficace : le vert évoque immédiatement la nature et la santé. C’est une couleur largement utilisée pour faire passer un message implicite de respect de l’environnement… sans changer la réalité du produit. Or, un emballage verdoyant ne dit rien sur le contenu. Ce n’est pas la couleur de la boîte qui compte, mais la composition précise du produit.
Quelques exemples de greenwashing dans l’industrie des protections périodiques
Passons au concret. Voici quelques exemples types de greenwashing observés dans le secteur, tirés de communications réelles de marques concurrentes.
Exemple 1 : la serviette « irréprochable »
Une marque vante ainsi sa serviette comme « conçue pour les peaux sensibles », « sans parfum ni allergènes », « testée sous contrôle gynécologique » et « certifiée Oeko-Tex ».
Le discours semble solide… sauf qu’il omet d’informer les clientes sur l’omniprésence de plastiques dans la composition (polypropylène, polyéthylène) et l’absence de toute information sur la biodégradabilité ou la recyclabilité. Quant à la certification Oeko-Tex, elle garantit uniquement l’absence de certaines substances toxiques, mais ne dit rien sur l’impact environnemental global du produit.
Ce que cela cache : un produit toujours à base de pétrole, non compostable, et à fort impact écologique.
Exemple 2 : la serviette « biosourcée »
Ici, la marque met en avant un voile au contact de la peau « en PLA et Green PE » (plastiques d’origine végétale), une cellulose certifiée FSC®, et un emballage qui semble responsable. Le vocabulaire utilisé – « naturel », « biosourcé », « certifié » – laisse entendre une composition irréprochable.
Mais en réalité, le PLA et le Green PE sont des plastiques tout aussi persistants que leurs équivalents fossiles. Ils ne sont ni compostables en conditions domestiques, ni biodégradables dans la nature. En fin de vie, leur destin est le même : incinération ou enfouissement.
Ce que cela cache : une illusion d’écologie, avec des matériaux impossibles à recycler ou à valoriser.
Pourquoi c’est un problème ?
Le greenwashing généralisé a des effets bien réels, très souvent néfastes :
- Sur l’environnement : les plastiques (fossiles ou biosourcés) polluent les sols et les eaux, et ne sont pas biodégradables.
- Sur la santé : les composants issus de la pétrochimie peuvent contenir des traces de substances irritantes ou toxiques.
- Sur la confiance : en se cachant derrière une image verte, certaines marques bloquent l’accès à des informations claires et ralentissent la transition vers des produits vraiment durables.
Comment déjouer le greenwashing ? Les bonnes questions à se poser
Avant d’acheter, posez-vous les bonnes questions :
- Le produit contient-il du plastique, même biosourcé ?
- Est-il compostable en conditions domestiques ?
- Quelle part du produit est réellement naturelle ?
- La composition est-elle indiquée en détail ?
- Le label est-il indépendant et reconnu ?
Ce que devrait être une vraie serviette écologique
Avant d’acheter, posez-vous les bonnes questions :
- Zéro plastique (ni fossile, ni PLA ou Green PE)
- Matériaux naturels et certifiés (coton bio GOTS, cellulose FSC®)
- Produit compostable (à domicile ou en compost industriel)
- Composition transparente et complète
- Aucun ingrédient controversé (parfum, colorant, microplastique…)
Ne vous laissez pas berner, tournez-vous vers des protections vraiment saines !
Alors que les marques conventionnelles peuvent malheureusement consacrer beaucoup de ressources et d’énergie dans le greenwashing, d’autres s’engagent dans la fabrication de protections menstruelles respectueuses de la santé des personnes qui les utilisent, mais aussi de la planète.
Convaincue qu’il s’agit là de la seule option possible pour relever les défis sanitaires et environnementaux liés à l’usage de protections périodiques, notre équipe a fait le choix de travailler avec Natracare, qui utilise principalement du coton bio certifié GOTS (Global Organic Textile Standard) ou encore de la cellulose issue de forêts gérées durablement et non blanchies au chlore.
En résumé et comme vous l’aurez compris, pour ne plus être victime du greenwashing, ne vous fiez pas aux apparences ! Prenez au contraire le temps de vous renseigner sur les ingrédients et labels sur lesquels communiquent les fabricants de produits menstruels.
Rappel important : cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle pour la recherche, la structuration et la rédaction initiale. Des personnes bien réelles, qui ont leurs règles, ont ensuite relu, enrichi, vérifié les données, corrigé les formulations, bu beaucoup de thé, de café (et aussi mangé quelques crêpes), peaufiné ce texte avec soin et engagement pour vous offrir un contenu de qualité, aligné avec les valeurs de Marguerite & Cie.
C’est l’heure du quiz !
Vous avez parcouru l’essentiel… mais avez-vous vraiment tout retenu sur le sujet du greenwashing dans l’industrie des protections périodiques ?
Pour aller plus loin sur le sujet du greenwashing dans l’industrie les protections périodiques :
« Des substances toxiques dans les tampons et les serviettes hygiéniques » – Le Monde – 19/07/2018
« Coupes menstruelles et tampons : l’Anses publie les résultats de son évaluation complémentaire » – ANSES, Agence nationale de sécurité sanitaire – 20/01/2020
« Les tampons hygiéniques sont-ils dangereux pour la santé ? » – Le Monde – 27/04/2017
« Que contiennent les protections hygiéniques ? » – Le Magazine de la santé – 13/05/2022
Crédit photo de couverture : Brian Yurasits, Unsplash



