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Plastique dans les protections périodiques : quel impact sur les océans ?

Les règles ont des conséquences désastreuses sur l’environnement, en particulier parce qu’elles génèrent une pollution plastique des milieux marins. Faut-il pour autant incriminer les femmes ? La réponse est non, la responsabilité de ce désastre écologique incombant avant tout aux fabricants de protections périodiques. Découvrez où se cache le plastique dans les produits menstruels classiques ainsi que les conséquences de ce choix insensé.

Où se trouve le plastique dans les protections périodiques ?

Une autopsie de tampons et de serviettes lambdas, ça vous dit ? Si le plastique se détecte en général au premier coup d’œil, figurez-vous qu’on retrouve même ce matériau à des endroits où on ne soupçonnerait pas sa présence…

Du plastique à gogo dans les serviettes périodiques

Selon une étude menée par Natracare, on retrouverait en moyenne 36 g de plastique dans un paquet de serviettes conventionnelles, à raison de 2,4 g de matières plastiques par serviette et 2,5 g pour l’emballage. La marque, pionnière dans le secteur des protections périodiques saines, en déduit qu’ un seul paquet de serviettes classiques équivaut à cinq sacs en plastique !

Si aberrant soit-il, le chiffre n’a en rien d’étonnant, car le plastique est utilisé dans toutes les couches de ce type de protection périodique :

  • dans la couche supérieure (en contact avec les muqueuses);
  • dans la base étanche et les ailettes;
  • dans  « le cœur absorbant. »

 Pour améliorer la capacité d’absorption, certains fabricants ont recours à des gels superabsorbants, qui sont en réalité des granules fabriquées à partir de pétrole brut.

Le plastique caché dans les tampons

Sur le marché, beaucoup de tampons sont présentés comme contenant du coton 100% bio, laissant ainsi penser qu’ils ne contiendraient aucune matière plastique. Attention cependant ! L’appellation « coton 100% bio » ne veut pas dire qu’un tampon est composé à 100% de coton bio. En réalité, vous pouvez y retrouver du plastique, le plus souvent masqué par des appellations rassurantes, comme celle de « voile protecteur », et avec elle la promesse d’une grande douceur ou d’un confort absolu.

Ne vous y méprenez pas : ce voile est le plus souvent constitué de polyester, qui est un polymère. Certains fabricants mettent par ailleurs en avant l’usage de la viscose (parfois appelée « rayonne »), en insistant sur l’origine végétale de cette matière. Dans l’absolu, il est vrai que la viscose provient de pâte de bois. La viscose reste cependant une matière artificielle, qui laisse des particules de microplastique dans la nature.
Pour finir, le plastique peut aussi se cacher dans la ficelle des tampons, alors même qu’elle remplit son rôle tout aussi bien lorsqu’elle est faite uniquement avec du coton bio.

 

Les emballages et applicateurs en plastique

Pour qu’elles soient facilement transportables, les serviettes périodiques sont rarement vendues « en vrac » dans une boîte. Elles sont la plupart du temps emballées individuellement, et ce dans une enveloppe…plastique !

Ce n’est pas beaucoup mieux pour les tampons, qui sont eux aussi emballés à l’unité et pour certains accompagnés d’un applicateur. Comme la ficelle, il existe des alternatives (le carton pour l’applicateur par exemple), mais le plastique reste encore largement utilisé.

Que représente la pollution plastique due aux protections périodiques ?

Ne nous voilons pas la face : la pollution plastique représente aujourd’hui un problème à très grande échelle. S’il n’existe à notre connaissance pas d’études spécifiques sur la part représentée par les produits menstruels, les données disponibles sont malgré tout alarmantes.

Ce qu’il faut savoir sur la pollution plastique en général

Dans son rapport « Plastics : reuse, recycling and marine litter » en date du 30 mai 2018, la Commission européenne relève la production, rien qu’en Europe, de 58 millions de tonnes de plastiques primaires en 2015. Elle estime  à 12 millions le nombre de tonnes de plastique susceptibles d’entrer dans les mers du monde chaque année.

La pollution plastique est d’ailleurs telle qu’il existe dans le monde plusieurs zones dans lesquelles flotte une « soupe de plastique ». La plus tristement célèbre d’entre elles, appelée « le 7ème continent de plastique » a été découverte en 1997 par hasard par le navigateur Charles Moore. Situé dans le Pacifique Nord, entre Hawaï et le Japon, il représenterait six fois la France.

Les données sur les tampons et serviettes

Malgré l’absence d’études d’envergure portant spécifiquement sur la pollution plastique générée par les protections périodiques, les actions menées par Surfrider Foundation Europe permettent de se faire une idée. Fondée en 1990, cette ONG  se bat pour la sauvegarde de l’environnement littoral et organise chaque année les Initiatives Océans, un évènement au cours duquel des milliers de bénévoles collectent des déchets sur les plages européennes.

Le résultat de ces collectes est particulièrement édifiant en ce qui concerne les tampons. En 2019, l’ONG a communiqué sur le chiffre de 5461 tampons collectés. Pour 2020, c’est le chiffre de 9779 applicateurs qu’elle a souhaité mettre en avant. S’agissant enfin de 2021, pas moins de 2423 tampons ont été recensés.

Les estimations faites par notre fournisseur Natracare, qui se différencie par sa certification « Plastic Free » (zéro plastique) ne sont guère plus rassurantes. Dans « Ceci est mon sang », Élise Thiébaut relate ainsi qu’en 2016, la marque considérait que les protections périodiques pouvaient contenir jusqu’à 90% du plastique. Un pourcentage impressionnant, au vu des 45 milliards de protections menstruelles jetées par an dans le monde !

Dans le rapport de 2018 déjà cité, la Commission européenne estimait quant à elle que les protections périodiques (applicateurs de tampons, serviettes, protèges-culottes) représentaient 3% des articles en plastique à usage unique retrouvés sur les plages européennes, devant les sacs à provisions.

Stop aux dégâts écologiques causés par protections périodiques en plastique !

Le plastique présent dans les tampons et serviettes contribue à la dégradation de l’environnement à plusieurs égards.

Des tortues avec des applicateurs de tampons dans le nez ?

Qu’il s’agisse d’une paille ou d’une fourchette, vous avez forcément vu passer des images effroyables de tortues avec un objet plastique dans le nez. Si nous n’avons pour notre part pas (encore) trouvé d’images concernant un applicateur de tampon, l’hypothèse n’est pour autant pas délirante au vu des données disponibles.

Indépendamment de celle-ci, il est avéré que les déchets plastiques, quelle que soit leur provenance, impactent directement les espèces marines, qui les confondent avec des proies ou s’enchevêtrent dedans.  Selon Surfrider, 100 000 mammifères marins et 1,5 millions d’oiseaux meurent chaque année par ingestion de plastique, étranglement, irritation ou perforation du système digestif.

La catastrophe des microplastiques

Le problème du plastique, ce n’est pas seulement sa durée de vie (100 à 1000 ans). En effet, lorsqu’il se dégrade, ce matériau génère des microplastiques. D’une taille inférieure à 5 millimètres, ces particules sont facilement absorbées par les organismes vivants et font désormais partie de la chaîne alimentaire.

Comme le révèle un article du Monde de 2015 reprenant une étude menée par l’Agence nationale australienne pour la science, 90% des oiseaux marins auraient déjà avalé des plastiques (contre moins de 5% dans les années 60). Notre espèce n’est d’ailleurs pas épargnée, puisque des chercheurs néérlandais ont mis en évidence la présence de microplastiques dans le sang humain dans une étude publiée en mars 2022 dans la revue Environment International.

Ce constat est d’autant plus inquiétant qu’il est désormais avéré que les microplastiques sont partout, y compris dans les profondeurs marines. Dans une étude publiée en février 2019 dans The Royal Society Open Science,  des chercheurs ont ainsi constaté, dans le cadre de travaux portant sur six 6 parties les plus profondes des océans, qu’il y avait des fibres dans l’intestin de crustacés, dont des fibres de rayonne (une des matières utilisées pour fabriquer les tampons classiques).

Autre problème (et non des moindres) : le plastique favorise le transport d’espèces invasives, ce qui perturbe complètement les écosystèmes.

Restons enthousiastes et changeons tout ça 

Vous sentez poindre une légère déprime à la lecture de cet article, ou vous vous sentez en colère ? C’est normal… ce genre d’informations nous met dans le même état chez Marguerite & Cie ! Pour autant, terminons par quelques notes positives.

Tout d’abord, force est de constater que le mouvement pour en finir avec le plastique est déjà enclenché. Au cours des dernières années, certains produits ont en effet disparu (pailles, sacs plastique en caisse…), tout comme certaines mauvaises pratiques (la mise à disposition de gobelets ou vaisselle jetable par exemple). Nous avons donc bon espoir que le plastique soit interdit dans les protections périodiques et continuerons à nous battre en ce sens.

Ensuite, réjouissons-nous d’une chose : il existe des alternatives au plastique ! Du coton bio, de la cellulose durable…ces matières naturelles suffisent pour fabriquer des protections périodiques efficaces, tout en présentant l’avantage de ne pas nuire à la santé et à l’environnement. Pourquoi faire autrement ?

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